vendredi 27 février 2026

Live Report : Mélanie Pain au Pingouin Alternatif

L'instant garbure


            Pour mon deuxième concert au Pingouin Alternatif ( le 1er) à Arthez de Béarn dans le 64, j’avais coché l’option « garbure » au moment de l’achat des billets en ligne. La garbure - pour les profanes tels que Jérôme Plasseraud compositeur et guitariste de Mélanie Pain - est une riche soupe pyrénéenne à base de légumes, de viande (cous, ailes et coustous) et de haricots blancs. Sur la route du concert, je me demandais bien comment marier « soupe et musique » pour une soirée pop. 


L’ouverture du bar étant annoncée à 18h45, le concert une heure après, vers 19h15, alors qu’une quinzaine de spectateurs avaient déjà consommé quelques bières et quelques ballons de vin au comptoir, un doux parfum de garbure envahit la salle. Plusieurs personnes se sont approchées d’une énorme marmite et ont accueilli dans leurs mains une généreuse assiette de soupe confectionnée à partir de choux et de fèves du jardin par la mère de Mathieu, le patron du Pingouin.

Mélanie Pain et Jérome Plasseraud étaient installés là, eux aussi, et prenaient leur collation avant de monter sur scène.





Le "moment garbure" qui nous permettra d'apprendre que le pacemaker de notre voisin de tablée devait tenir 15 ans ; 12 ans, selon lui, auraient largement suffit. 


La scène, avant le concert

Le fond du bar qui fait office de loges, de coin merchandising et de salle de restauration. Mélanie Pain en robe rouge et son guitariste avant de monter sur scène.
 


Mélanie Pain

   C’est en découvrant l’affiche du concert de Mélanie Pain il y a environ deux mois, que j’ai réellement su qui elle était. Passionnée de New Wave, elle prête sa voix en 2004 au projet Nouvelle Vague de Marc Collin et Olivier Libaux. Elle y chante notamment quelques titres parmi lesquels "This Is Not a Love Song » de Pil et « Teenage Kicks » des Understones. En 2006, elle interprète une grande partie des titres du second volet dont « The Killing Moon » d’Echo and the Bunnymen - un morceau qu’elle rejouera ce soir au Pingouin. Elle chante également avec Thomas Dybdahl sur son album « My name ».



Nouvelle Vague : Nouvelle Vague (2004) 



                                     



    Dans « How and why » son quatrième album composé avec son guitariste dans un carrelet en Gironde, avec une voix proche des Sundays ou de Mazzy Star, elle chante tantôt en français, tantôt en anglais, mais également en turc (le titre « Senden Data Güzel » est en effet une reprise de Duman, groupe grunge turc, découvert grâce à un fan cleptomane qui lui avait dérobé une chaussure dorée lors d’un concert à Istanbul). Cultivant une image sixties à travers sa coiffure et ses robes qui lui vont à merveille, MP sait mettre en lumière la beauté des gens cf le clip de « La cigarette » montrant BB dans « Le mépris » de Godart (tiens tiens : Godart -> Nouvelle vague -> les années 60), mais également la beauté des décors - on retrouve dans la photo intérieure de son disque des ressemblances avec l’intérieur sobre et dépouillé de la villa Malaparte de Capri, immortalisée encore dans « Le mépris ». 


Mélanie Pain : How and why (2025)




Le concert

     Pour son concert au Pingouin, Mélanie Pain, au clavier, kazoo et maracas, accompagné de  Jérôme Plasseraud à la guitare, aura essentiellement joué les titres de son dernier album : « Bluer than blue » une chanson sur les émotions, « Magnolia » sur les parfums, « How and why », « Senden Data Güzel »… mais également « The Killing Moon », « My name », « La cigarette » et « Bye bye Manchester » d’albums précédents.

À 21h, à la fin du concert, les gens se dirigent vers l’espace merchandising pour l’achat de l’album « how and why » ou de quelques tee-shirts.

Mélanie Pain face à une soixantaine de spectateurs.



 


2 commentaires:

  1. Salut Patrick,
    Je te l'avais déjà dit mais tes compte-rendus de soirées musicales sont dignes de journaux spécialisés.
    J'ai passé un très agréable moment à te lire.

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  2. Merci pour les compliments mais c'est largement exagéré.
    Cela dit, j'espère qu'un jour nous irons à Arthez ensemble.

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